Au large d’Ajaccio, une équipe d’archéologues sous-marins vient de boucler une nouvelle campagne de fouilles sur l’épave Sanguinaires C, un navire englouti depuis la seconde moitié du XVIe siècle. Menées entre le 24 août et le 14 septembre 2026 au large de la Corse-du-Sud, ces recherches confirment qu’Ajaccio reste un terrain d’étude majeur pour l’archéologie maritime française.
Un navire figé dans le temps depuis près de cinq siècles
Repérée dès 2005 par 19 mètres de fond, l’épave doit son surnom au site des Sanguinaires, ce petit archipel rocheux qui garde l’entrée du golfe d’Ajaccio. Le bâtiment transportait, au moment de son naufrage, plusieurs centaines de tonnes de pierres destinées à la fabrication de chaux : un chargement lourd qui a fini par jouer un rôle inattendu. En recouvrant la coque, ces roches ont protégé les parties en bois du navire de l’érosion marine et des micro-organismes, offrant aujourd’hui aux chercheurs un état de conservation rare pour une embarcation aussi ancienne.
Une campagne 2026 portée par des équipes spécialisées
Depuis 2021, un programme pluriannuel de recherche a été engagé par l’Association pour la Recherche Archéologique Sous-Marine (ARASM) en partenariat avec le DRASSM, le service de l’État chargé des fouilles sous-marines, avec le soutien du ministère de la Culture et de la Collectivité de Corse. Concrètement, les plongeurs retirent avec méthode le pierrier qui emprisonne la structure, section après section, afin de documenter l’architecture navale sans endommager les vestiges. Fait notable de cette campagne : le bâtiment de soutien « Pluton », de la Marine nationale, est intervenu en appui logistique du DRASSM, une collaboration qui illustre l’ampleur des moyens mobilisés autour de ce chantier.
- Profondeur du site : environ 19 mètres, au large des Sanguinaires
- Datation estimée : seconde moitié du XVIe siècle
- Cargaison : pierres destinées à la production de chaux
- Campagne 2026 : du 24 août au 14 septembre, avec l’appui de la Marine nationale
Les équipes espèrent notamment mieux cerner la conception du navire, un type de bâtiment marchand encore mal documenté pour cette période. Les parties boisées mises au jour, remarquablement préservées, pourraient à terme éclairer les techniques de construction navale utilisées en Méditerranée occidentale à la Renaissance. Il s’agit là d’un travail de longue haleine : rien ne permet pour l’instant de dire quand l’ensemble des enseignements scientifiques du site sera publié, les archéologues évoquant plusieurs campagnes supplémentaires avant d’en tirer un bilan complet.
Un patrimoine qui nourrit aussi l’attractivité du territoire
Au-delà de l’intérêt scientifique, ce type de découverte s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation du patrimoine local, un sujet que l’on retrouve régulièrement ailleurs en France : à Bussy-Saint-Georges par exemple, l’ouverture du premier temple hindou traditionnel de France avait aussi attiré l’attention sur un patrimoine architectural inédit. Comme d’autres villes qui misent sur des initiatives concrètes pour dynamiser leur centre, à l’image de la navette gratuite testée à Granville ou des transports en commun gratuits mis en place à Mulhouse le week-end, la Corse-du-Sud dispose ici d’un nouvel atout patrimonial qui pourrait, à terme, intéresser les amateurs d’histoire et de plongée en visite dans la région. D’ailleurs, les passionnés de souvenirs et médailles touristiques ne s’y trompent pas : les sites chargés d’histoire comme celui des Sanguinaires nourrissent durablement l’image touristique d’une destination.
Pour l’heure, l’épave n’est pas ouverte au public et reste un site réservé aux équipes scientifiques habilitées, la plongée sur zone nécessitant des autorisations spécifiques. Mais les résultats de la campagne, une fois consolidés, devraient être partagés via des publications et, potentiellement, des expositions locales autour du patrimoine maritime corse – de quoi enrichir un peu plus les bonnes adresses de la rubrique Tourisme – Voyage – Vacances pour qui prépare un séjour en Corse-du-Sud.
Plus largement, ce genre de chantier archéologique rappelle que les activités de loisirs liées au patrimoine ne se limitent pas aux musées : plongée encadrée, visites guidées ou conférences locales permettent souvent de suivre l’avancée de ces recherches. Pour les curieux qui souhaitent organiser une escapade autour de ces sites remarquables, quelques conseils pratiques s’imposent : se renseigner en amont auprès des offices de tourisme locaux, privilégier les structures agréées pour la plongée, et suivre les publications officielles du DRASSM pour connaître les prochaines étapes du programme.
Questions fréquentes
Où se trouve exactement l’épave Sanguinaires C ?
Elle repose par environ 19 mètres de profondeur au large de l’archipel des Sanguinaires, à l’entrée du golfe d’Ajaccio, en Corse-du-Sud.
Qui mène les fouilles sur ce site ?
Le programme est conduit par l’Association pour la Recherche Archéologique Sous-Marine (ARASM) en lien avec le DRASSM, avec le soutien du ministère de la Culture, de la Collectivité de Corse et, pour la campagne 2026, un appui logistique de la Marine nationale.
Peut-on visiter l’épave en plongée libre ?
Non : le site est réservé aux équipes archéologiques habilitées. Toute intervention sur une épave classée est strictement encadrée par la réglementation sur le patrimoine culturel maritime.
Sources
- France 3 Corse – reportage sur la campagne de fouilles 2026
- Corse Net Infos – dossier sur l’épave Sanguinaires C
- Ministère des Armées – intervention du bâtiment Pluton au profit du DRASSM
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
